ART EXHIBITION: MELANGE

La galerie L'Entrepot, a Monaco, presente une exposition collective

EXQUISE ESQUISSE

(titre en anglais DEFLECTION)

Ce tableau représente une silhouette stylisée de femme, debout devant un paysage, peut-être un papier peint, de dragons rouges sur un fond violet, couleur dans laquelle se dessinent des nuages aux formes caractéristiques de l’art asiatique, peut-être d’inspiration chinoise ou tibétaine.

La Japonaise, elle, offre à notre vue, entre kimono de soie et perruque noire, traditionnelle des Geishas, un corps lumineux, beau comme un soleil. Elle révèle sa peau, mais pas son visage, blanc comme la poudre. Ses yeux, noirs, apparaissent, eux, sur un éventail qu’elle tient fermement à son côté, bien vertical. On ne peut l’atteindre ou l’on croirait le faire. Pour le détail, son vêtement, transparent, est brodé de mots à découvrir, écrits au stylo-bille, et l’éventail orné de petites fleurs, appliquées par la même technique. Les côtés de la toile sont peints de la couleur turquoise. Exquise esquisse est un poème en une image.

7 LETTRES

Cette sculpture, tel un arbre sur lequel virevoltent des silhouettes d’oiseaux, peut-être d’origami japonais, est originellement inspirée du début de l’Apocalypse de Saint Jean, du chapitre « Lettres aux 7 Eglises d'Asie », où les motifs dorés sont les anges, les messagers.

La composition, très délicate, est faite de bronze sur acier, et la moindre secousse entraîne un joli mouvement. Les 7 branches se fondent dans un tronc qui, à son tour, s’enracine dans une base dont la forme invite l’esprit, à travers l’oeil, au mouvement.

Caroline Bergonzi, artiste Monégasque à New York, s’épanouit. Depuis un an elle a dernièrement enchaîné un parcours plus que parfait. Exposition en solo en Principauté, pour la première fois, puis une autre aux Nations Unies. Son art a été transporté en couverture des annuaires Telecom 2010-2011, et son « Cycle du héros » à Shanghai, pour l'Exposition Universelle 2010, de mai à octobre dernier. Elle a contribué à des ventes aux enchères de charité, notamment pour Haïti, pour l’Afghanistan (la dernière école de musique classique), et pour la Fondation du Prince Albert. La presse l’a suivie : journaux, magazines, TV et même radio, y compris une belle photo dans le New York Times.

En parallèle de ces réalisations, elle a fait face à une fracture du bras gauche, il y a un an également, qui, une fois ressoudé, a nécessité une deuxième opération, en janvier dernier. Si elle a été empêchée de sculpture, elle a utilisé son temps pour deux nouvelles priorités. La première : préciser ses techniques de portraits à la peinture à l’huile, selon la méthode de son illustre professeur, Nelson Shanks. La deuxième : un gros travail de recherche et d’archivage pour écrire un livre qui regroupera l’ensemble de son œuvre, dévoilera son itinéraire d’artiste et, car c’est son but, inspirera chacun à poursuivre son rêve.